Histoires de Patrimoines : Pourquoi protéger le patrimoine ?

La notion de patrimoine n’est pas toujours la même d’une civilisation à une autre.

Au Japon par exemple où la tradition est extrêmement présente, c’est parfois la valeur symbolique d’un monument que l’on préfère sauvegarder. Certains bâtiments, perpétuellement reconstruits en matériaux périssables, sont toujours considérés comme des originaux. L’esentiel est alors la parfaite maîtrise des techniques de construction, ainsi que les traditions qui entourrent le monument.

Autre exemple : les Etats-Unis. Là, la conservation patrimoniale laisse une place importante aux reconstitutions quitte à outrepasser le domaine du certain et du vérifiable en faisant appel à l’imaginaire.

Mais n’y a-t-il pas un point commun derrière ces points de vue différents ?

Un monument qui ne serait pas protéger et conserver, serait voué à disparaître. Donc, dans tous les cas, la conservation du patrimoine limite les risques de disparition.

Conserver le patrimoine, c’est chercher à transmettre aux générations futures ce que nos ancêtre nous ont laissé. La conservation patrimoniale peut alors être vue comme le lien présent entre le passé et le futur. En mobilisant les souvenirs, la conservation participe au devoir de mémoire.

Conserver le patrimoine c’est assurer la réception d’un héritage, mais également sa transmission. Pour cela, il est nécessaire de dépasser les intérêts purement personnels des individus pour les fusionner dans l’intérêt public.

De l'appropriation d'un bien à sa transmission

Le patrimoine n’existe que par son appropriation et sa transmission : deux phénomènes qui peuvent se répéter indéfiniment pour donner progressivement au bien toute sa valeur patrimoniale. 

Ainsi la conservation d’un élément patrimonial se rattache à deux types d’histoires : une histoire longue, celle de l’objet dont il est question et de sa continuité de la société, mais également une histoire courte liée à l’expérience des individus craignant pour la pérennité de leur société.

Des choix nécessaires mais indispensables

Rappelons également que protéger un bien c’est lui reconnaître une valeur d’unicité et de spécificité culturelle indéniable : il n’est pas possible de tout conserver, les “sélections” sont nécessaires. Conserver et protéger un bien, c’est faire le choix de l’intégrer à l’identité d’une communauté : ses membres peuvent s’identifier et se regrouper autour de l’élément patrimonial reconnu et partagé. Il devient à la fois un support de mémoire – le temps long – et un moyen de partage pour la communauté – le temps court.

Mais même si l’on ne pas tout conserver comme bien patrimonial, il est difficile d’envisager de ne rien conserver. Abandonner ses biens patrimoniaux reviendrait à les mener à une disparition certaine. Une société qui se désintéresserait totalement de ces biens, nierait tant ses propres origines, que son histoire passée, présente, et future.

La France, attachée à son patrimoine

Aujourd’hui, la protection patrimoniale est ancrée dans notre société française, notamment grâce à une législation importante, particulièrement riche et diversifiée développée depuis le milieu du XIXème siècle. Il serait difficile de faire marche arrière dans ce domaine.

Il ne s’agit pas pour autant de rester coincé dans le passé, mais bien de construire l’avenir en s’appuyant sur cet héritage !

Visiter le patrimoine, c’est participer à sa protection et à sa conservation : c’est continuer à le faire vivre ! Nous pouvons donc tous, à notre niveau participer à la préservation de notre héritage et à sa transmission !

Tout au long de l’année, des évènements locaux et nationaux sont organisés autour de notre patrimoine, sans compter les visites qu’il est souvent possible de faire tout au long de l’année.

Ces visites et évènements sont l’occasion de nous réunir, souvent dans des ambiances festives, de découvrir, de partager, d’échanger, d’observer, de s’émerveiller, de s’interroger !…

Alors, pourquoi s’en priver ?!

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